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Biographie en bref...

Le public aimait Marie-Soleil Tougas peut être parce que durant les 17 ans ou elle a pratiqué le métier de comédienne, il l'a vu grandir au petit écran. Sa carrière a débuté à l'âge de 6 ans dans une publicité sur le port de la ceinture de sécurité. Mais c'est véritablement à l'âge de 11 ans que sa carrière sera lancée avec le rôle le Zoé Cailler dans "Peau de banane" (1982-1987) en compagnie d'Yves Corbeil, Louise Deschatelais et bien sûr son frère Sébastien . Ce rôle constituera le premier d'une longue lignée de succès à la télévision, ont n'a qu'à penser à "Shop Suey" (1986-1994) en compagnie d'Anne Bédard et de Valérie Gagné, "Chambre en ville" (1992-1996) ainsi que "Ent'Cadieux" (1996-1997) et finalement "Jasmine" (1996), télé série policière où Marie-Soleil jouait le rôle de Roxane, une prostituée qui tombe en amour avec un policier, rôle joué par Julien Poulin. Tous ces rôles lui auront permis d'être reconnue par le public ainsi que ces confrères et consœurs de travail, ce qui lui vaudra plusieurs nominations et trophées à différents galas de télévision.

Talentueuse et énergique, Marie-Soleil aura aussi touché à la co-animation, principalement dans "Les Débrouillards" (1990-1995) en compagnie de Grégory Charles ainsi que "Fort Boyard" (1994-1997) avec Guy Mongrain ainsi que le Gala de la Griffe d'or, gala annuel récompensant les artisans de la mode québécoise. Mais ce qui marquera toujours la population, c'est son implication durant 6 ans  au Téléthon "Opération Enfant Soleil" (1991-1997) avec son complice de toujours, Francis Reddy. Généreuse de sa personne, elle allait jusqu'à donner son numéro de téléphone personnel aux enfants afin de pouvoir leur venir en aide et  leur remonter le moral dans les moments les plus difficiles de leurs maladies.

Fortement impliquée dans son milieu, Marie-Soleil aura prêté son nom à la campagne de publicité de la compagnie Toyota écrite par son frère Sébastien, la promotion de la langue française et elle aura  aussi, durant plusieurs années, été la porte-parole de la campagne Éduc-Alcool prônant la consommation modérée de boissons alcoolisées.

La moto, le pilotage, la plongé sous-marine, rien ne pouvait retenir Marie-Soleil. Son envie de vaincre ses peurs, son goût pour l'aventure et la liberté a fait en sorte qu'à l'âge de 21 ans, elle partait seule, sac à dos à la main, pour entreprendre un long voyage d'un mois en Australie. Jeune femme imprévisible, elle pouvait, du jour au lendemain, changer de look, ce qui assez souvent provoquait des réactions mitigées de la part de  son entourage, mais pour elle, il n'y avait qu'une seule vie a vivre et il fallait la vivre au maximum. Douée pour entrer en contact facilement avec les gens, elle avait toujours un bon mot pour ces ami(e)s et pour son entourage, allant parfois même jusqu'à pousser une petite blague "cochonne" de temps à autre.

L'annonce de sa mort en compagnie de son amoureux, Jean-Claude Lauzon, le 10 août 1997 à l'age de 27 ans, a provoqué une onde de choc immense à travers tout le Québec. Le destin ne pouvait être plus cruel en fauchant la vie de ses deux êtres autant aimés de la part du public. D'un seul coup, tel un coup de masse, la réalité faisait surface en nous rappelant que la vie ne tient qu'à un fil parfois. Au cours des heures qui ont suivi la mort de Marie-Soleil et de Jean-Claude, les témoignages de sympathies ont commencé à affluer pour les membres des familles Tougas et Lauzon, mais en même temps, il était inconcevable et même très difficile de croire qu'un tel événement pouvait arrivé. Plusieurs confrères et  consœurs de Marie-Soleil avaient beaucoup de difficulté à parler de Marie-Soleil au passé.

Quoi qu'il en soit, le destin avait joué son rôle et il ne restait plus qu'à apprendre à apprivoiser la vie, sans notre enfant chéri de la télévision. Tous ont été unanimes à décrire les qualités de don de soi, générosité et de dynamisme de Marie-Soleil et dans le cœur de tous les québécois et québécoises, elle aura été et sera à tout jamais un rayon de soleil.

 

Ses réflexions...

Sur la vie...

"A 22 ans, je suis un peu désillusionnée quand je vois des enfants mourir à cause de la famine et lorsque j'apprend que des milliers de femmes et de filles ont été violées en Bosnie."

"Je crois que nous devrions nous aimer très fort les uns les autres."

"Après tout, ont est tous responsable de nos vies et de nos regrets. Et moi, je n'ai pas le goût d'en avoir."

"Nous évoluons dans un monde individualiste, obsédé par le matérialisme."

"Face aux laideurs du monde dans lequel on vit, j'éprouve un très désagréable sentiment d'impuissance."

"J'ai toujours vécu au jour le jour, ce qui m'a permis de ne jamais éprouver d'angoisse."

"Ce qui importe est d'avoir du plaisir dans ce qu'on entreprend."

 

Sur l'amour et les enfants...

"Par bonheur, mon père a eu, de sa seconde union, un garçon, Frédéric-Alexandre. Il a cinq ans et demi et il est absolument mignon. Il vient me voir à la maison, et j'avoue que sa naissance m'a aidée à assouvir mon envie d'avoir des enfants."

"Quand j'aurai des enfants, j'espère avoir encore la chance de partir seule à l'aventure."

En fait, j'ai beaucoup appris de chacune des relations que j'ai eu jusqu'à présent. C'est pour ça que je ne perçois jamais une rupture amoureuse comme un échec, mais plutôt comme une expérience de plus, Qui me permet de grandir."

"Bien honnêtement, mes relations amoureuses m'ont fait beaucoup plus de bien que de tort."

 

Sur son enfance et son adolescence...

"Je me souviens qu'on avait beaucoup de plaisir en famille. On chantait, on faisait du bricolage et on s'inventait toutes sortes de jeux."

"Je n'ai jamais été une petite fille triste ou perturbée."

"J'ai vécu, aussi pleinement que mes amis, mon adolescence et le début de l'âge adulte."

 

Sur son métier...

"Mon métier me permet de rencontrer des jeunes gens extraordinaires, qui ont des choses à dire et qui les disent de façon précise et intelligente."

"J'ai le goût de faire autre chose: du cinéma, du théâtre. Je n'ai jamais fait de cinéma, mais j'aimerais beaucoup travailler avec les Lauzon, Beaudoin, Melancon..."

 

Sur l'aventure...

"Je veut obtenir ma licence de pilote, je suis des cours de chant et je fais de l'aérobie."

"Au fils des ans, j'ai développé un intérêt marqué pour l'aventure, pour les situations dans lesquelles je peux repousser mes limites; je suis animée par une volonté de goûter de plus en plus au risque."

"Piloter un avion, pour moi, est davantage une occasion de relever un défi et de repousser mes limites que de courrir inutilement après le danger."

 

Sur ses parents...

"Ma mère voulait me prénommer Maude mais, finalement, mon père a choisi de m'appeler Marie-Soleil parce qu'il était convaincu qu'avec un prénom semblable, j'allais accomplir quelque chose de spécial."

"Maman m'a toujours encouragée à foncer dans la vie et à relever un maximum de défis."

 
 

Biographie de Marie-Soleil TOUGAS